Ou la conférence-atelier sur la Communication non-violente, animée par Nathalie Dard, le 26 mars, à l’iGTb
Les mots sont des fenêtres … ou bien des murs by Fritz
En exergue, cette citation d’André Malraux “Le plus étonnant n’est pas l’incompréhension entre les individus, mais que, compte tenu des espaces infinis qui les séparent, ils parviennent parfois à se comprendre.”
En effet un certain nombre d’éléments semblent devoir distordre assez volontiers la communication entre les humains et altérer la qualité de leurs relations. Pour y remédier, la Communication non-violente propose quelques solutions… que nous avons testées, grâce à Nathalie Dard, qui nous a explicité tout cela avec beaucoup de générosité.
La Communication non violente (ou CNV) est une méthode, mise au point au milieu des années 1960, par Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique, élève de Rogers, visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération dans le respect de soi et des autres. Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de problèmes de communication entre deux personnes ou au sein de groupes. La pratique de la Communication non violente permettrait également d’être en meilleure relation avec soi-même, de mieux comprendre ses besoins profonds et de prendre en charge, de manière autonome et responsable, les divers aspects de sa propre vie. Il ne s’agit donc pas d’une thérapie, mais elle peut avoir des retombées thérapeutiques intéressantes.
La
Communication non violente repose sur deux prémisses fondamentales :
->Tous
les êtres humains ont des besoins fondamentaux semblables
->Chacun
est naturellement capable d’accéder à un état de compassion et de montrer de la
bienveillance à l’égard de ses propres besoins et de ceux de ses semblables.
De ces
prémisses découle le modèle de communication de cette méthode, en 4 temps :1.
Observation objective de la situation (en mettant de côté jugements et
évaluations)
2.
Identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant des
interprétations et des jugements)
3.
Identification des besoins liés à ces sentiments (aspirations profondes,
motivations, etc.)
4.
Formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins (présentée de façon
positive, concrète et réalisable).
Pour nous
faire apprécier tout cela, ces deux marionnettes ont entamé un dialogue animé :

Ne dites
plus, à la manière du chacal, c’est à dire en utilisant un langage fondé sur
l’attente, l’exigence, le contrôle et la culpabilisation : “Tu n’es jamais
à l’heure !”. Dites à la manière de la girafe, emblême de la CNV, c’est à
dire en utilisant un langage bienveillant, empreint d’empathie et par lequel on se
met à l’écoute de ses propres besoins et de ceux de son interlocuteur : ”
Je dois souvent t’attendre quand je viens te chercher !” En disant cela,
je peux me sentir ennuyé, contrarié, chagriné, ou résigné… je cherche ensuite à cerner le besoin
qui a éveillé ce sentiment. Une fois le besoin identifié, la demande sera plus
facile à formuler et à recevoir : “Je souhaiterais que tu sois à l’heure
quand je viens te chercher car cela m’ennuie de perdre mon temps.”
Quelques
questions critiques ont été formulées à l’égard de cette méthode
-Sa
dénomination, faisant référence malgré elle à Gandhi… certains lui préfèrent
communication vivante ou consciente.
-La
définition très spécifique de la notion de”besoins” a été interrogée.
-Son
efficacité, non prouvée scientifiquement à ce jour, ainsi que la relative
difficulté de son application.Vouloir à tout prix énoncer les quatre éléments
(observation, sentiment, besoin, demande) peut rendre effectivement la
communication laborieuse, et attendre des autres qu’ils s’y conforment peut
également devenir pesant.
-Et dernier
point, défaut ou qualité, c’est selon… : la dimension de spiritualité à la
base de la CNV. Marshall Rosenberg explique dans un document mis en ligne par
le Centre pour la CNV, appelé « Bases spirituelles de la Communication
NonViolente », que la CNV est née de sa propre « tentative de devenir conscient de ce
qu’est l’Énergie Divine Bien-Aimée et de la façon de se mettre en lien avec
elle » : “Il est important de voir que la spiritualité est au coeur de la CNV,
et de garder cela à l’esprit quand on apprend les étapes du processus. L’art de
vivre que j’essaie d’enseigner est véritablement une pratique spirituelle.”




































































