by Fritz

Rappel de la recette du mesclun : La salade est déjà un mélange de divers ingrédients que l’on assaisonne… avec du sel, donc. Mais alors le mesclun, c’est un mélange de salades diverses… c’est dire ! Bref, vous trouverez sous cette rubrique et de loin en loin, des mélanges divers, éventuellement salés, sans liens apparents si ce n’est justement qu’elles ont un certain goût, de choses lues, vues ou ouïes, par ci par là… les miscellanées du docteur Fritz, en quelque sorte.

avec cette fois

  • un auteur japonais contemporain Haruki Murakami et quelques-unes de ses oeuvres, dont le roman “La fin des temps

Roman qui nous plonge, en alternance, au cœur de deux mondes. Dans l’un, un vieux savant excentrique, spécialiste du cerveau, charge un informaticien de coder les programmes relatifs à ses travaux ultra secrets et, selon leur auteur, d’une importance capitale. Dans l’autre, le narrateur est nouveau venu au sein d’une mystérieuse cité ceinte de hautes murailles, de laquelle seuls peuvent sortir les troupeaux de licornes qui y vivent. Au fil du récit, le lien va se faire de plus en plus étroit entre ces deux univers, jusqu’à l’ultime fusion…

  • un disque, Together through life de Bob Dylan

La voix est éraillée à la Tom Waits, la tonalité d’ensemble est nostalgique, Dylan avouant dans quelques titres ses regrets et ses manques, sa résignation sincère à ne pas toujours comprendre la vie, les femmes et le reste. “Beyond Here Lies Nothing” : au bout du tunnel, aucune “Heaven’s Door”, et d’ailleurs “Life Is Hard”. Dans Together Through Life, Dylan semble revenir faire un tour dans les bars à crooners enfumés du midwest …Qu’est-ce qui a changé depuis le temps? Qu’est ce qu’on a appris? Pas tout, et d’ailleurs à partir d’un certain âge, on n’attend plus vraiment de réponse, on n’aspire plus nécessairement à changer le monde, on se souvient et c’est bien comme ça. The Times haven’t been changin’ that much in years, “It’s hard to believe, but it’s all good…”

  • un hommage aux danseurs disparus… Pina bausch /Merce Cunningham
 Elle avait le regard bleu et incarnait la grâce. Elle était la chorégraphe qui a sans doute le plus marqué la seconde moitié du XXe siècle. Son influence et son aura ont même débordé le domaine de la danse. Dans le théâtre surtout, mais aussi les arts plastiques, et le cinéma où Fellini et Almodovar  lui ont directement rendu hommage dans des films. Pina Bausch est morte, mardi 30 juin 2009, à 68 ans. “C’est la fin d’un monde, confie Gérard Violette, ancien directeur du théâtre de la Ville. Lorsqu’elle venait saluer, elle connaissait une minute de bonheur. Sinon, c’était une femme douloureuse. Elle a influencé tout le monde, mais ne laisse aucun héritier.”

Surnommé l’“Einstein” de la danse, Merce Cunningham a bouleversé dès les années 1950 les codes du ballet : désormais le danseur ne se déplace plus en fonction du centre de la scène, il est lui-même un centre. “Au contraire du danseur classique, j’estime tous les mouvements possibles”, expliquait-il. Il a rencontré le musicien d’avant-garde John Cage, et ce sont 50 ans de collaboration entre les deux artistes dont les destinées personnelles et professionnelles sont restées liées jusqu’à la mort de Cage, en 1992. Engagé en 1939 comme soliste dans la compagnie de Martha Graham, pionnière de la “modern dance”, Cunningham  fonde en 1953 la Merce Cunningham Dance Company, au Black Mountain College, une communauté d’artistes de Caroline du Nord. Il rencontre des peintres, comme Jasper Johns qui devient son conseiller artistique en 1965, ou Robert Rauschenberg. Il travaille également avec Andy Warhol pour Rainforest (1968), Frank Stella ou le musicien David Tudor. Il est mort à 90 ans, le 26 juillet 2009.