By Fritz
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avec, cette fois-ci quelques histoires de mauvaises herbes, donc
  • Une bande dessinée âpre et belle, Rebetiko de David Prudhomme, 
Avant guerre, en Grèce, sous la dictature qui s’installe et les menace,  des musiciens, un peu mauvais garçons, chantaient la nuit dans les bas-fonds s’accompagnant de leur bouzouki, fumant, buvant et brûlant la vie par les deux bouts… Il fallait l’invention et l’élégance naturelle de David Prudhomme pour réussir à restituer l’ambiance de ces bouges d’Athènes dans les années trente, et l’atmosphère électrique  qui y régnait… un graphisme noir et charbonneux, une superbe lumière ocre. “Je peux dire sans crainte d’être contredit que ce livre est magistral. Si si affirme  Manu Larcenet.  Un livre poétique et puissant…     pour en savoir plus, aller sur ce blog http://bderebetiko.blogspot.com/
et sur ce même thème, voir ce petit film …  koboloï, ouzo, bouzouki, et petite fumée, toute la Grèce est là…  
les chants désespérés sont bien les chants les plus beaux.
  •  Un film d’Alain Resnais, Les herbes folles. Une leçon de liberté et de fantaisie. Un exercice de voltige (au propre et au figuré), adapté d’un roman de Christian Gailly (L’Incident, Editions de Minuit, 1996). Comme les herbes folles, le film semble jaillir tel une incongruité poétique au milieu d’un monde hostile (quelques brins obstinés émergeant du macadam), ensemencé par la grâce, poussé par l’esprit qui souffle où il veut. Une histoire d’amour insolite et légère (surréaliste ?), une allégorie des liens invisibles qui relient réalité et fantasme, mais aussi une sorte de grenier tout plein de vieilles vieilleries, dans lequel Alain Resnais semble mettre beaucoup de lui-même : la bande dessinée, le roman d’aventure, le film de guerre, les procédés du cinéma muet, les pionniers de l’aviation, la magie d’une séance nocturne dans une salle de quartier, le hasard objectif et aussi un porte-feuille rouge et un sac à main jaune, deux flics hilarants, une braguette ouverte, Sabine Azema, quelques loopings et un crash à la Jules et Jim … “Pour aller où ? - Là-bas.” Et tout est dit…
  •  Et une dernière mauvaise herbe  inoubliable, braves gens, braves gens…  à écouter encore et encore 
    Et je m’demande
    Pourquoi, Bon Dieu
    Ça vous dérange
    Que j’vive un peu
    Et je m’demande
    Pourquoi, Bon Dieu
    Ça vous dérange
    Que j’vive un peu