Mesclun... adventice
24novembre
By Fritz
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avec, cette fois-ci quelques histoires de mauvaises herbes, donc
- Une bande dessinée âpre et belle, Rebetiko de David Prudhomme,
Avant guerre, en Grèce, sous la dictature qui s’installe et les menace, des musiciens, un peu mauvais garçons, chantaient la nuit dans les bas-fonds s’accompagnant de leur bouzouki, fumant, buvant et brûlant la vie
par les deux bouts… Il fallait l’invention et l’élégance
naturelle de David Prudhomme pour réussir à restituer l’ambiance de ces bouges d’Athènes
dans les années trente, et l’atmosphère électrique qui y régnait… un graphisme noir et charbonneux, une superbe lumière ocre. “Je peux dire sans crainte d’être contredit que ce livre est magistral. Si si” affirme Manu Larcenet. Un livre poétique et puissant… pour en savoir plus, aller sur ce blog http://bderebetiko.blogspot.com/et sur ce même thème, voir ce petit film … koboloï, ouzo, bouzouki, et petite fumée, toute la Grèce est là…
les chants désespérés sont bien les chants les plus beaux.
les chants désespérés sont bien les chants les plus beaux.
- Un film d’Alain Resnais, Les herbes folles. Une leçon
de liberté et de fantaisie. Un exercice de voltige (au propre et au figuré),
adapté d’un roman de Christian Gailly (L’Incident, Editions de Minuit, 1996). Comme
les herbes folles, le film semble jaillir tel une incongruité poétique au
milieu d’un monde hostile (quelques brins obstinés émergeant du macadam),
ensemencé par la grâce, poussé par l’esprit qui souffle où il veut. Une
histoire d’amour insolite et légère (surréaliste ?), une allégorie des
liens invisibles qui relient réalité et fantasme, mais aussi une sorte de
grenier tout plein de vieilles vieilleries, dans lequel Alain Resnais semble mettre beaucoup de lui-même : la bande dessinée, le roman d’aventure, le film de
guerre, les procédés du cinéma muet, les pionniers de l’aviation, la magie d’une séance nocturne dans une salle de quartier, le hasard objectif et aussi un porte-feuille
rouge et un sac à main jaune, deux flics hilarants, une
braguette ouverte, Sabine Azema, quelques loopings et un crash à la Jules et
Jim … “Pour aller où ? - Là-bas.” Et tout est dit… - Et une dernière mauvaise herbe inoubliable, braves gens, braves gens… à écouter encore et encore
Et je m’demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j’vive un peu
Et je m’demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j’vive un peu