By Fritz, très mélomane (c’est de saison)
avec, dans des genres assez différents :
- Une magnifique improvisation, qui fait qu’on entend ce morceau comme si c’était la première fois : Elle,
sensuelle et précise et lui, virtuose et généreux… a capella. Elle, c’est
Aziza Mustafa Zadeh, dont le père pratique le « mugham-jazz fusion », mélange de jazz et d’un style
d’improvisation traditionnelle d’Azerbaïdjan. Et lui, c’est Bobby MacFerrin, qu’on ne présente plus… à ouïr sans modération
ici, Carmen habanera by BobbyMc Ferrin &Aziza Mustafa Zadeh ou ci-dessous
un étonnant duo, né en Suisse vers 1996, composé de Christian Zehnder (voix, chant diphonique, yodle, accordéon, bandonéon, bandurria, tuyaux d’orgue, tire-lait, …) et Balthasar Streiff (cor des Alpes, alpophone, büchel, cornet, trompette baroque, tuba, shophar, voix, …), c’est Stimmhorn, un univers musical très inventif, à base d’expérimentations improbables… mais oyez plutôt, ici Stimmhorn Triohatala ou là
- Et pour finir, un peu de musique brisée, que l’on doit au tchèque Milan Knizak. En 1963,
Milan Knizak s’installe sur un trottoir, non loin du Pont Charles, à Prague. Il
pose un tapis à même la rue et s’y s’installe avec des livres dont il arrache
les pages avant de les brûler… et de partir. Spectaculaire et volontiers énigmatique, le happening ne peut
qu’attiser la curiosité du spectateur. Ce but est d’ailleurs clairement
revendiqué par ses chefs de file. ” Notre activité a pour but la prise de
conscience : c’est un engagement public sans violence ” écrit Mlynarcik en
1965. Les thèmes
politiques ne sont jamais abordés directement, mais l’intention est claire : il
s’agit de réveiller le sens critique du public. Et pour cela, tous les moyens
sont bons. Ecoutons Knizak en 1964: ” Nous devons utiliser les formes
maximalement efficaces, c’est-à-dire : le naturalisme, la provocation… Choquer,
convaincre, dehors, avec l’aspect agréable de l’art “.
”Vers 1963, je me suis acheté un électrophone, mais je n’avais que quelques disques que je me suis mis à passer sans arrêt ; puis c’est devenu ennuyeux d’en avoir si peu… Et toujours la même musique ; alors j’ai cherché à la rendre plus intéressante : j’ai commencé à passer les disques au ralenti, en accéléré… Bientôt ça ne m’a plus suffi, je me suis mis à les casser et à les rayer. Ce fut le début de mon projet “broken music”. “ à bon entendeur ! C’est là :
















